PAGES TEMOIGNAGES

Le
témoignage
de
Jean-André
 ALONSO




Voici un nouveau témoignage adressé, en février 2008, par Jean-André ALONSO habitant du quartier depuis très longtemps.

Voici ses souvenirs qu'il vous offre ci-dessous.

Merci beaucoup Jean André pour ce voyage dans le temps.




Pour compléter le témoignage de M. RASPAIL :

Par déduction, mes 4 frères, ma sœur, moi-même et mes parents, sommes venus habiter au 9, boulevard vélasquez en 1964 ou 1965.

Mon premier souvenir : ma mère m’envoyant faire des courses au centre commercial par un petit matin brumeux.

Les magasins : le petit casino, puis en descendant, le marchand de jouet qui faisait rêver tous les enfants à une époque où, faute d’argent nous n’avions qu’un cadeau à Noël mais ce n’était pas triste car nous nous amusions d’un rien (noyaux d’abricot, capsules de bouteilles, billes, avions en papier …)

Après le marchand de jouet, le teinturier puis une droguerie. Il fallait ensuite descendre des escaliers qui, à l’époque, me paraissaient hauts pour arriver sur la place où se trouvait, a gauche en descendant, le marchand de journaux. Un souvenir : l’achat des fournitures scolaires car les « carrefour » et autres « auchan » n’existaient pas. Que de monde et quelle patience pour attendre son tour car la liste était donnée le jour de la rentrée !

Je ne me rappelle pas du magasin qui suivait puis encore quelques marches pour arriver chez le marchand de fruits et légumes. Peut-être encore un magasin et enfin la pharmacie.

En partant toujours du haut, sur un axe parallèle, la boulangerie et le traiteur, M. GABORIT, puis un petit escalier pour arriver sur la place où l’on trouvait en face un petit supermarché et à gauche, dans le désordre, le poissonnier et le coiffeur pour homme qui mettait à la disposition de ses clients, même les plus jeunes, le magasine LUI.

Il doit me manquer un magasin mais je ne sais plus s’il ne s’agissait pas du coiffeur pour dames où je n’ai jamais mis les pieds.

L’école ou je dois dire les écoles. Le CE2 dans des préfabriqués là où se trouve la nouvelle école, puis transfert des préfabriqués en haut à gauche du boul. Vélasquez pour construire la vraie école. Ces préfabriqués ont ensuite été utilisés pour nous accueillir pendant les vacances, c’est là que j’ai joué pour la première fois de ma jeune vie au billard.
CM1 dans une école du lapin blanc en attendant la fin des travaux et CM2 dans la nouvelle école.

6ème à terminale au lycée marseilleveyre car le collège n’existait pas encore. Mon frère ANTOINE qui me suivait de 3 ans l’a inauguré et se souvient de la cohabitation pas toujours facile avec les enfants de la cayolle.

Le lycée et le Roy d’Espagne sont étroitement liés dans mon souvenir avec 4 trajets à pied par jour, en passant par la petite porte et un chemin bordé de genets et de pins (quelle bonne odeur) quel que soit le temps car les voitures n’étaient pas trop nombreuses. A la fin, j’y allais en vélo et en mobylette la dernière année car j’ai fini par « avoir » mes parents à l’usure. Le trajet se faisait avec les copains et à midi, on se dépêchait de faire l’aller retour pour participer aux tournois de sixte qui se déroulaient entre 13 :00 et 14 :00.

Le jeu de boules, où mon père jouait à la longue en bas du boul. Vélasquez, en face de l’arrêt du bus 44 (terminus).
On montait par l’arrière et en plus du chauffeur, il y avait le poinçonneur. Un souvenir bizarre : j’étais choqué de les voir satisfaire un besoin bien naturel sur le mur qui séparait le Roy d’es. des champs d’une ferme où l’on achetait des légumes et des lapins. J’ai même été acheté du lait frais dans une autre ferme qui se trouvait à l’entrée du parc, en prenant une traverse sur la gauche, en quittant le roy d’es.

Pour revenir aux boules, on jouait à la pétanque sur le terrain vague derrière l’immeuble et je me rappelle ma fierté d’avoir gagné un concours avec mon père, concours organisé par le bar du san-rémo.

Le terrain vague était notre territoire. Foot sur un terrain en pente avec les buts marqués par nos vêtements, batailles rangées en se lançant des cailloux ou des flèches avec des arcs et des arbalètes de notre fabrication.

Je me souviens de cette rue, parallèle au boul. Vélasquez, et qui n’avait pas de nom dans ma mémoire où j’ai fait ma première expérience de conduite de la mobylette du père de mon copain. Sur cette rue, j’ai même fait voler des cerfs volants que mon père fabriquait avec des roseaux, du papier kraft vert et rouge et de la colle à base de farine et d’eau, plus de la ficelle et de vieux chiffons pour la queue.

A droite du boul. vélasquez, en montant,  des jeux : un tourniquet et surtout une grosse balançoire qui m’a toujours paru très dangereuse. On la mettait en mouvement et elle allait de gauche à droite sans aucune protection.

J’ai toujours eu peur qu’un plus petit soit heurté par la balançoire en traversant sans regarder.





Jean-André ALONSO

Marseille, Février 2008