|
La Fontaine
d’IVOIRE ©
« Fontaine
de
Voire » / « Fouent de
Voiro » /
« Font de Voyre »
Thierry GARCIA © juillet 2005
texte modifié au fur et à
mesure des découvertes
Dernière
actualisation du texte: 24 décembre 2009
|
|
|
Mystères et légendes
entourent ce
lieu mythique du massif de MARSEILLEVEYRE.
Comme
vous pouvez aller le découvrir sur la page de la
légende de GYPTIS et
PROTIS revisitée, ce lieu est peut-être
le site de la
fondation de Marseille.
Il vous suffit de venir vous y promener, une seule
fois, pour ressentir l’étrange impression que les
parois
blanches et calcaires qui vous entourent sont chargées
d’émotions et d’histoires. Chacun de vos
pas y remue
peut-être, les mêmes graviers, le même
sable, que
ceux foulés jadis par PROTIS et sa promise.
|
|
|
|

|
Gyptis,
la Ligure, offre une coupe d'eau, puisée à
fontaine d'ivoire, à Protis le
Grec.
Le
roi Nann offre aux nouveaux époux, en dot, la calanque de
l'actuel vieux port pour établir la colonie grecque arrivant
de Phocée
|
|
|
|
|
Si la légende de FONTAINE
D’IVOIRE est
donc née, comme la ville, il y a 2600 ans, son nom
actuel est
bien plus récent et son origine très peu connue
par nos
contemporains: Alors pourquoi donc un nom si
poétique et si charmant pour un site si aride ?
Quelle est donc l’histoire de cette
énigmatique fontaine ?
Voilà donc une belle histoire de
Provence devenue de nos jours une véritable
légende.
|
|
|

La
fontaine
d'ivoire |
|
|
A la fin du 18éme siècle,
les
rares livres existants détaillant les environs autour de
Marseille n’étaient pas vraiment précis
et surtout
très peu nombreux sur le sujet qui nous concerne
ici.
Aussi, il m’a fallu rassembler et
synthétiser les maigres textes existants, les petits
paragraphes trouvés ici et là,
les lignes ou phrases
disséminées dans des ouvrages du 18éme
et du 19éme, pour
vous donner un maximum de détails et reconstituer enfin son
passé.
De nos jours, la balade pour
« monter » à fontaine
d’ivoire est courte
et connue de tous dans notre quartier.
Passé le
décathlon, en voiture, en prenant à droite au
deuxième rond point (face au Leclerc), on arrive très rapidement et
facilement sur le site par dix minutes de marche seulement.
|
|
|
|
|
C’est
si simple aujourd’hui, mais il faut savoir que tout
n’a pas toujours été si facile jadis et
identique au joli décor que vous admirez
aujourd’hui.
Imaginez-vous
à la fin du 19éme siècle, vers 1890,
en citadin Marseillais en balade dominicale:
|
|
|
|
De Marseille (limitée
à l’époque au
sud par la place Castellane)
au village de Mazargues, il vous faut compter une heure de
marche
à pieds ou une ½ heure en tramway, par
l’avenue du Prado (ouverte en 1845) puis le tout nouveau
boulevard de
Mazargues (Michelet
de nos
jours)
et le boulevard de la
Concorde.
Autre solution possible :
l’omnibus, avec un départ du Cours Saint Louis et
de
Castellane, par Saint Giniez, Sainte Anne et le Lancier : le trajet
se fait en 40 minutes.
En 1890, une place de voiture coûte
3fr50
pour Mazargues et 5 à 6frs pour la fontaine
d’Ivoire. Pour
vous permettre de comparer avec nos euros actuels : Sachez que cela
fait 11€ pour Mazargues et 19€ pour fontaine
d’Ivoire (tableau des
conversions fiduciaires et du coût de la vie 1900 / 2001).
Cher, très cher puisqu’un ouvrier gagne de 2
à 5 francs
par jour, à l’époque, pour 14 h de
travail quotidien.
Venant
du village de Saint Anne
avec l’omnibus, descendez juste avant le petit village de
MAZARGUES, au Lancier*, prenez alors à droite, le
« chemin du château Roi
d’Espagne » et
après une demi-heure de marche on trouve à droite
un
autre chemin se dirigeant vers l’ouest : C’est
celui de Fontaine
d’Ivoire. 20 minutes plus tard on arrive enfin sur le site |
|
|
* lire l’histoire
du Lancier
dans les pages sur le quartier du Roy d‘Espagne, rubrique
histoire
puis « l’historique
du quartier du Roy d’Espagne en six
instantanés »
Les randonneurs qui auront
pris
par le nouveau boulevard (Michelet) et
par celui de la Concorde, rejoindront le chemin du château du
Roi d’Espagne par le chemin rural n°40, dit du puits,
qui
commence à la Grand’Rue de Mazargues quelques pas
à
droite du débouché du boulevard de la Concorde. La ruelle existe toujours
aujourd’hui, c’est celle,
réservée aux piétons,
avec le petit pont, qui mène à la Soude.
|
|
|
le vieux petit
chemin rural n°40, dit du puits
|
|
|
A cette belle époque,
c‘était ici
la grande campagne : le voyage
du village de Mazargues (moins de 3.000 âmes)
jusqu’à la
bucolique « Fontaine
d’Ivoire » c'est l’assurance
d’une superbe promenade dans les bois et les champs. Une
grande
promenade, peu difficile car presque toujours plate et
l’assurance de
prendre un grand bol d’air bien frais et pur bien loin des
grandes
cheminées des usines de Marseille, qui elles, en plein
centre
ville, crachent leurs grosses colonnes de fumées noires dans
le ciel provençal.
Il y a seulement 120 ans, les Marseillais en
balade étaient assurés de respirer ici un bon air
parfumé de plantes aromatiques donnant de
l’entrain pour tout
le reste de la semaine.
Immédiatement,
à
la sortie de Mazargues, les randonneurs se trouvent alors en pleine
campagne. Les champs des fermiers du village, tout autour, ne
protégent pas du tout du soleil. Le promeneur chemine sur un
chemin aride bordé des murailles caractéristiques
des
routes des campagnes Marseillaises, seul un pas rapide le mettra
à l‘ombre des nombreux chênes au loin,
droit devant,
sous la montagne de l‘Aigle.
|
|
|
 |
Passé
la bifurcation menant au château du roi d’Espagne,
les chênes Kermès, les pins et les jolies
bruyères ainsi que les genets d’or vous
accueillent dans leur domaine tandis que romarins, thyms et lavandes
distillent pour vos narines leurs parfums capiteux.
|
|
|
|
A l’intersection
du chemin du
Roi d’Espagne et du boulevard Pierotti on remarque une
écriteau en bois peint indiquant « Bar
Restaurant
Camoin à 300 m ». En fait, il faut lire
500m. Les
propriétaires de
l’époque qui jugèrent certainement la
distance
dissuasive l’avait malicieusement
légèrement
réduite pour motiver les assoiffés.
Dans le boulevard Pierotti,
qui
n’a de boulevard que le
nom,
vous cheminez ensuite sur
les lieux ou le pauvre journaliste, qui a donné son nom
à la traverse, a été tué.
Il a finit ses
jours ci, au petit matin, transpercé dans un duel
à
l’épée par un mis en cause dans
l’un de ses articles.
Il a perdu la vie à la suite d’une chronique
politique parue
dans le Petit Marseillais * : on
ne plaisantait pas à cette époque !
*
Le 14 juillet 1889, sur le chemin de SORMIOU, un attelage circule
à vive allure sur le chemin de la grande calanque. Le cochet
fouette les chevaux en ce frais petit matin, il mène vers
son
destin les occupants de l'attelage . C'est ici que le , une querelle
politique couta la vie à M.PIEROTTI. Provoqué en
duel
à cause d'un de ses articles paru dans le "petit
provençal" il fut tué en duel à
l'épée par un irascible confrère BELTZ
DE VILLA,
alors rédacteur au bulletin Révisionniste. Ce
dernier fut
condamné à deux ans de prison.
|
|
|
Fatigué, vous allez
pouvoir vous reposer car vous arrivez enfin devant un sympathique
établissement à la terrasse ombragée,
isolé au bout du monde, à l’attention
des randonneurs
assoiffés: Le bar restaurant CAMOIN.
|
|
|
|
|
De nos jours, quelques maisons concluent la
traverse avec leurs murs de clôture en pierre d’un
autre âge. Sur la droite de la route un curieux vieux mur
abandonné s’écroule peu à
peu, il serpente jusqu’au plateau là-haut sur la
colline, c’est l’ancien mur d’enceinte du
château du Roi d’Espagne. C’est le seul
vestige d’une propriété
légendaire avec le grand cèdre devant la porte du
Décathlon .
|
|
|
|
Le chemin traverse ensuite
la
grande sablière Doubles, du nom des possesseurs du
château du Roi d’Espagne vers 1850.
c’est la forêt actuelle que vous traversez
après la
première barrière et les dernières
habitations.
A la fin du 19éme, ici, c’était une
aride
carrière de sable exploitée pour le
revêtement
des façades des maisons.
Le chemin se resserre alors
entre deux pans de colline, la pente s’accentue soudain vous
obligeant à un léger effort
supplémentaire
(la deuxième
barrière ONF). A cet endroit, encore en 1876
s'élevait
les restes d'un oppidum salien dont les énormes pierres ont
certainement été utilisées
pour l'édification des chateaux et bastides du
secteur.
Sur la gauche, la
carrière de pierre qui a servi pour la construction du
château du Roi d’Espagne et de ses
considérables murs
d’enceinte se découpe largement dans la colline.
Blottie dans
un creux de paroi calcaire, la ferme VOIRE est à droite avec
ses bas murs épais et complète le
décor. De nos
jours, il ne reste rien
de visible de cette ferme, il faut bien chercher sous les
fourrés pour trouver les bases des anciens murs recouverts
par
la végétation.
|
|
|

La vieille
carrière abandonnée
|
|
|
Passé
ensuite le vallon
inférieur de fontaine d’ivoire, au prix
d’un dernier effort
devant les restanques de la ferme arrive enfin le lieu merveilleux de
la Fontaine d’Ivoire.
Si de nos jours elle est
facilement visible, au débouché du chemin, ce
n’était pas le cas il y a cent ou deux cent ans.
En effet, un
lierre gigantesque ornait alors cette source enserrant toute la masse
du rocher, formant alors, par une agréable nuance de verts
foncés, le plus délicieux contraste avec les
roches
grisâtres de ce cirque sauvage.
C’est
bien dommage, le grand lierre a
été arraché. C‘est
certainement l’action du
fermier, constatant la baisse du niveau de l’eau dans la
source et
jugeant le lierre responsable de cette perte de capital en
précieux liquide, qui l’a sacrifié sur
l’autel de la
survie de ses pauvres bêtes et de ses cultures laissant
jusqu’à nos jour le rocher autour de la source
désormais complètement nu.
|
|
|
|

|
Le grand lierre de la fontaine
d'ivoire
recouvrant
presque la totalité de la roche |
|
|
|
A
vos pieds en 1890, vous
foulez un tapis de gazon parsemé de fleurettes aux larges
corolles, les mêmes que celles dont se régalaient
les
chèvres de la ferme de VOIRE jadis.
Aujourd’hui
sous les pins le tapis est moins
accueillant, mais jadis sous les hauts chênes
Kermès
l’herbe était tendre, fraîche et
abondante pour les
nombreuses chèvres de la ferme. On a vraiment du mal
à
l’imaginer de nos jours.
|
|
|

Les restanques
aujourd'hui sous la végétation
|
|
|
La source est
située au bas d’un gros
rocher calcaire qui n’est frappé par les rayons du
soleil que
lors des longs jours d’été et encore en
toute fin de
journée. L’eau sort d’une grotte qui
mesurait à son
origine sept mètres de profondeur et sept mètres
de
haut pour une largeur de vingt mètres. Les
aménagement
successifs ont changés ces dimensions pour la profondeur car
en effet deux bassins, construits à deux époques
différentes pour recueillir l’eau ont
modifiés l’aspect
et les dimensions de la grotte.
C’est au fond de la grotte que l’eau est
censée couler. La source existe mais elle ne coule pas comme
on aurait pu s’y attendre à cause de son nom: ce
n’est pas une
fontaine. Il y a de l’eau mais elle si peu abondante
qu’il faut la
recueillir dans deux réservoirs construits à deux
époques distinctes: L’un, le plus
enfoncé, a un
mètre de long sur 80 centimètres de large et sa
construction date du 16éme siècle. Le mortier qui
relie
les pierres est dur et solide: c’est là que se
réunissent toutes les gouttes d’eaux qui
découlent des
parois du rocher et filtrent au fond même de la
grotte.
|
|
|

la
fontaine en 1900, lieu de promenade et de pique-nique
réputé
|
|
|
Le second
réservoir a des dimensions
beaucoup plus importantes et il est alimenté par la sur
verse
du premier. Jusqu’à la dernière guerre
l’eau de
fontaine d’ivoire était limpide fraîche
et potable. Un
randonneur du 19éme affirme même, dans un texte,
avoir
vu cette source couler avec un débit comme le poing entre
les
deux bassins, . Cependant, même il y a deux cent ans,
l’eau
stagnait souvent avec le bassin supérieur obstrué
par
des pierres et la source souvent tarie sous l’effet des
fortes
chaleurs. De nos jours, les eaux sont toujours stagnantes et en
faible quantité. Le bassin supérieur a
été couvert et le second refait
également pour
permettre à la faune des calanques de se
désaltérer.
|
|
|

CPA de 1900 de la fontaine d'ivoire (envoi de Jean
Marc Nardini)
|
|
|
Ces deux bassins ont été
créés pour les besoins de la ferme en contre-bas
de la
source en face de la carrière. Cette ferme
s’appelait
« la ferme de VOIRE » et
c’est elle qui a
donné son nom à la fontaine:
« Fouent de
Voiro » tel était le nom
provençal
conservé depuis le moyen-âge.
|
|
|

Ruines de la ferme
de VOIRE
|
|
|
A la fontaine d’ivoire, il n’y
a donc ni
fontaine ni ivoire. L’origine du nom actuel est une
déformation de VOIRE (vieille famille Mazarguaise
propriétaire de la ferme). C’est donc une simple
confusion
étymologique relayé par les cartes modernes et
par le
bouche à oreille. Néanmoins, au XIX°
siècle
la source se serait appelée :"Font de Veyre")."Veire", pour
"Vieux" ou "Voir" déjà rencontrée au
sujet de
Marseilleveyre ! (voir le sujet sur la fondation de Marseille).
|
|
|

Les
moutons de fontaine d'ivoire (envoi de jean Marc Nardini)
|
|
|
Dernière
possibilité, selon
l'abbé Marius GANAY, auteur de "la poétique
histoire de
Mazargues" édité en 1986 par le maire de
MARSEILLE
Jean-Claude GAUDIN (détenteur du manuscrit original des
années 50) le nom viendrait d'un médecin
Mazarguais qui
vécu au XVIIIe. Le bon doncteur Voyre, à
l'origine de
la construction du deuxième bassin, amoureux de ce vallon
enchanteur en avait fait son coin
préféré.

|
|
|
Roux de Mazargues,
un grand poéte de
Mazargues, en avait même fait un poème racontant
les
tournées campagnardes du célébre
docteur,
bienfaiteur et charitable, gloire locale de l'époque.
La source a donc
vu passer des
générations de Marseillais et peut-être
même les premiers de tous, mais le cortège le plus
mystérieux fut certainement pour elle celui qui passa devant
ses bassins en avril 1842.
Ce mois
là, Joseph MERY, populaire et
humoristique romancier fit donner dans le vallon supérieur
de
fontaine d’ivoire un fantastique concert par
l’orchestre du
grand
théâtre de Marseille se composant de
l’ouverture du
« Freischûtz » ,
d’une fantaisie
sur
« Robert le diable » et le final
de
« Sémiramide ». Ce
concert chanté
par Bénédit fut donné au
bénéfice
exclusif des étoiles et des amateurs assez
passionnés
pour accomplir une marche de quatre heures (aller-retour) dans la
nuit. cavaliers, marcheurs chaises à porteurs ont alors
traversé les bois à la lueur des torches sous les
étoiles. Mery assurait que les sons
étaient
répercutés et décuplés par
l’écho
des vallons et que notamment dans les grandes scènes du
« Freischûtz » la
musique classique
était là dans le seul cadre digne
d’elle.
|
|
|
JOSEPH
PIERRE ANDRE MERY :
Né
à Marseille le
21 janvier 1794, Joseph MERY fait ses études au petit
séminaire (collége belsunce) puis au
lycée.
Professeur au Castellet (var) et à Marseille en 1816.
Après de nombreux voyages à
l’étranger il
est nommé en 1840 bibliothécaire de la ville,
alors dans
les locaux des bernardines, fonction qu’il n’occupe
que peu
de temps préférant ses activités de
poète
et de journaliste, tantôt dans sa ville natale,
tantôt dans
la capitale. Auteur de
nombreuse pièces de théâtre. Joseph
MERY meurt
à PARIS au cours de l’un de ses voyages le 17 juin
1866.
Il est inhumé à Montmartre.
|
|
|
Joseph MERY
|

Vallon
supérieur de Fontaine d'ivoire
|
|
|
|
Du classique au
tragique, ce même vallon
a connu également des épisodes sanglants. Sans
remonter
2200 ans, au massacre des saliens par les phocéens en
colère qui s’est peut-être
passé dans ce vallon,
un suicide curieux s’est déroulé dans
les deux grottes
jumelles qui le surplombent:
En effet,
à la fin du XIXéme, un
certain Xavier DECHAUX aimait particulièrement parcourir le
massif des calanques. Ce personnage, tailleur de pierre, avait pour
habitude de graver son nom suivi de la date en divers endroit du
massif. On peut voir sa signature au sommet de Marseilleveyre,
à Font do Brès (prés du col de la
selle) et une
autre, bien caché à fontaine de voire
justement.
Xavier DECHAUX mis
fin à ses jours dans
une des deux grottes jumelles du cirque supérieur de
fontaine
de voire d'un coup de pistolet.
|
|
|
Bien caché
dans le vallon supérieur, la marque DECHAUX
|
|
|
Son acte avait
été longuement
préparé, il avait transporté une
grande croix de
bois et une plaque de marbre ou il avait gravé son nom et la
date de sa mort ainsi que des citations indiquant son désir
d'en finir avec la vie.
Une
échelle lui permis de
pénétrer dans la grotte et d'y installer tous ces
objets.
L'échelle
restée en place, attira
la curiosité d'un chasseur qui, 20 jours plus tard, fit la
macabre découverte.
L'affaire fini
dans les journaux de
l'époque et les grottes prirent le nom pour la
postérité.
|
|
|

les
escaliers, taillés dans la roche, qui aménent les
promeneurs sur le plateau supérieur
|
|
|
Voilà
donc Fontaine d’Ivoire et son
histoire, lieu de pique-nique réputé de 1800
à 1900, les
dames en robes longues et les messieurs en chapeaux mous y venaient
alors, avec leurs paniers d’osier, y passer
d’agréables
moments de détente sur l’herbe. On y trouve
d’ailleurs
très facilement sur le site des petits morceaux de
faïence de l’époque.
Aujourd’hui
des colonnes de randonneurs
modernes, avec portables et casquettes Américaines, passent
et
repassent rapidement sur ce chemin en direction du plateau de
l’homme
mort. Moi, j’y ramasse, à chaque passage, des
canettes de coca
et des emballages de barres de céréales.
|
|
|

Fontaine
d'ivoire vue de dessus
|
|
|
Les VTTistent
s’en donnent à cœur joie
dans le vallon de la Jarre plus bas, les tags sont
évités pour l’instant mais la ville
grignote peu
à peu la ceinture verte tout autour. Les villas et immeubles
sont désormais à proximité
immédiate du
site. Le classement imminent des calanques en parc National devrait
arrêter définitivement cette avancé et
protéger à tout jamais des constructions ce lieu
merveilleux qui mérite bien notre attention à
tous.
Vous, la prochaine
fois que vous y monterez, je
suis certain qu’après la lecture de ce texte vous
ne
regarderez plus ces vielles pierres, ces chemins et ces vallons comme
avant.
|
|
|
Thierry GARCIA ©2005
Un site, un mythe,
une source, une légende : Fontaine d'Ivoire
|
|