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LA FONDATION DE MARSEILLE ET
LA LEGENDE DE GYPTIS
ET PROTIS
REVISITEE |
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Livre de 1876 d'ISIDORE GILLES
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L’archéologue ISIDORE GILLES nous a indiqué dans son ouvrage
(Marseille; 3000 ans d'histoire), pour avoir, le premier, étudié ces
lieux vers 1870, avoir été très surpris, en parcourant les méandres
des murs de cet habitat, de leur immensité et de la grosseur des
blocs dont ils étaient formés. Les habitants des alentours de cette
époque, interrogés par GILLES sur l’origine de ces murs,
répondirent que c’était des « Bancaous » d’anciennes terrasses
faites pour soutenir les terres et les mettre en culture. Mais, ils
lui confessèrent bientôt leurs doutes, dès qu’on leur fît observer
que le sol à gagner par ces travaux prodigieux était au nord,
sans profondeur de terre végétale et que les efforts à faire pour
le conquérir ne sauraient être compensés par le bénéfice
éventuel de la conquête, à une époque où la terre, partout inculte,
était au premier occupant.
Ces énormes murs aujourd’hui disparus étaient donc bien une
grande enceinte Salienne qui par ses énormes dimensions était
certainement un camp et un lieu de ralliement où les populations
venaient se réfugier en cas d’attaque.
Le second groupe habitait, juste à coté du quartier du
ROY d’ESPAGNE actuel, le vallon de Font de Voire
(incorrectement dénommé de nos jours « fontaine d’ivoire*»).
Les murs de cet habitat commençaient sur la pente nord d’une
colline boisée de pins qui est au sud du vallon de la Jarre.
Ils courraient parallèlement à la pente du sol en s’échelonnant
les uns au dessus des autres, jusqu’à mi-côte. Le dernier mur
se rattachait à la gorge étroite qui étrangle la vallée, ne laissant,
à l’époque, pour le passage qu’une ouverture de deux ou trois
mètres de large, resserrés entre deux pans de rochers à pic en
ce temps là.
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*Fontaine
d'ivoire : déformation populaire de la véritable
appélation Font de Voire du nom du ancien propiétaire du
lieu le bon docteur Voire
propriétaire
du terrain, et bien connu des Mazaguais fin 1800, constructeur de l'un
des deux bassin de la source toujours visible.
A lire la page sur ce site dédiée à l'histoire de Fontaine d'ivoire.

La fontaine d'ivoire et son escalier
(peut-être trois fois millénaire ?)
qui monte vers le vallon supérieur
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Ces
murs là ont disparu au début des années 1800,
matières premières faciles pour les maçons qui
construisaient,
entres autres, le château BASTIDE en 1801, future résidence du Roi d’Espagne Charles IV en exil. En 1875,
il ne restait plus que le dernier mur dans la gorge qui a été broyé ensuite par d’autres ouvriers.
De nos jours, ce site est barré par une barrière ONF et
le passage est bien plus large qu'autrefois car élargi pour
le passage des chariots d’exploitation de la carrière un
peu plus haut. Désormais c’est une route de feu qui
franchit
cette passe. Il reste pourtant (peut-être), une pierre
empilée à droite des anciens murs qui peuvent donner une
idée
du gigantisme du site à l’époque Salienne.
(difficilement vérifiable, même si la forme et la
dimension correspondent
parfaitement à celles utilisées en ces temps-là)

Mur salien à l'oppidum d'ENTREMONT (aix en provence)
- 200 avant JC
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Piérre énigmatique à Fontaine d'IVOIRE
-700 / -800 avant JC ????
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A peine la gorge franchie, dans le premier vallon, de nouvelles
murailles s’étalaient à droite en
amphithéâtre et
parallèlement à la dénivellation du sol. A
l’opposé du site de Pastré l’habitat de Font
de Voire était riche en débris
de poteries celtiques : Au 18éme siècle, il y a
été trouvé plusieurs débris de meules en
basalte boursouflé de Beaulieu
et un fragment de meule en granit rouge et de remarquables poteries arabes mais aucune trace de poterie grecque, ce
qui tendrait à prouver que la population de cet habitat a
été immédiatement chassée ou absorbée
par les nouveaux
marseillais.
Quelques objets trouvés lors de ces fouilles exposés au musée d'histoire de
Marseille du centre Bourse
Dans le vallon supérieur, après le site de la source, on
constate que le fond de la vallée parait formé par un
escarpement infranchissable. Là aussi, le sentier rouge actuel,
contournant l’obstacle par la droite, conduit au sommet
du massif. Celui-ci également était fortifié par
des blocs énormes qui suivaient le sentier et barraient ensuite
complètement l’accès de la gorge au sommet.
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Les tailleurs de
pierres du 18éme siècle ont, malheureusement, entamé la colinne
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