LA FONDATION DE MARSEILLE ET
LA LEGENDE DE GYPTIS
ET PROTIS REVISITEE

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Pentacontére Grecque


Carte de MARSEILLE-VEYRE vers 1820

MARSEILLEVEYRE LA MONTAGNE HISTORIQUE

Mais, quittons donc le moyen age et l'an 1.000 pour reculer,
de nouveau, au temps des Saliens, il y a presque 3.000 ans
toujours sur ces mêmes lieux :

Juste à coté de ces grands marais et de cet étang hostile, à
l’extrême sud de l’actuelle MARSEILLE, se trouve l’imposant
massif de MARSEILLEVEYRE, au nom actuel déformé de la
véritable appellation Provençale MARSILHO-VEIRE :

Marsilho-veiré, ce nom ne signifie pas, comme quelques uns
peuvent encore le croient, que "du haut de cette montagne on
voit Marseille" (ce qui serait , avouez-le, d’une puérilité digne
de monsieur de La Palisse). Le mot Veiré vient du latin Vetus
qui veut dire Vieux, d’où Marseille-le-vieux en opposition
à marseille-la-moderne.

Le nom de Veiré n’est pas spécial à Marseille, il est assez
commun en Provence et partout il a la même signification et
le même rapport avec les habitats Celtiques. Il est à remarquer
cependant que le mot Veiré accompagne généralement un nom
commun comme Castéou-veiré à Saint Mitre et à Eygalière,
ou, Peire-veiré à Bon-pas sur la Durance, tandis qu’ici nous
le trouvons accolé à un nom propre, Marsilho-Veiré, preuve
incontestable que cet épithète s’applique réellement à la
ville primitive de Marseille, ou du moins celle qu’occupaient
nos ancêtres.

Si donc le nom de Marsilho-veiré nous indique que nous
devrions trouver dans cette montagne l'emplacement de
l’habitat des populations qui ont cédé une partie de leur
territoire aux phocéens.

Il ne nous devrait pas être difficile de retrouver les lieux
précis qu’occupaient les premiers habitants et les ruines
dont parlent les traducteurs de STRABON*.

STRABON: né à Amasée (ou Amaseia en actuelle TURQUIE , au royaume de Pontus (rive sud de la mer Noire)
entre 57 et 64 av JC, mort vers 21 ap JC, était un géographe Grec. Il voulut écrire une Géographie de tout le monde connu.
 Sa naissance coïncide avec la conquête de la région par Pompée. Il passe plusieurs années à Rome. Il entre plus tard dans
 l'administration romaine et il voyage dans toute la Méditerranée de l'est, l'Egypte et séjourne à Alexandrie. A l'âge de 30 ans
 il retourne à Rome où il finit sa vie. Il décède à l'âge de 88 ans. Sa production littéraire est importante : Mémoires Historiques
 en 47 volumes qui couvrent la période après Polybe (146 Av JC) jusqu'à la chute d'Alexandrie, et Géographie en 17 volumes.
 Celle-ci était sans doute utilisée par les armées romaines.

Les habitats Saliens, qui, avons-nous dit plus haut, sont toujours perchés
sur des cônes tronqués ou sur des escarpements des plus hautes
montagnes : mais, par une exception qui déroge seule à cette règle, ceux
de Marsilho-Veiré étaient confinés dans cette montagne dans les
contreforts de ses vallons stratégiquement autour des quatre sources
importantes du massif (St Michel d'eau douce, font de voyre, le puits
Segond et le puits aux lierres).

La population de cette tribu salienne, occupant ces lieux, se nommait
donc les SEGOBRIGES et se composait de quatre groupes occupant
des pentes et des vallons situés au nord de Marsilho-Veiré (car il est
digne de remarquer que les habitats Saliens n'étaient  jamais situés au
Sud des massifs qui les protégeaient).

Nous n’avons pas besoin de recourir à des hypothèses pour retrouver
l’habitat Salien de Marsilho-Veiré. Isaac VOSSIUS* (1618-1689),
auteur latin du XVIIéme siècle, nous a expliqué que l’ancienne ville
de Marseille etait assez éloignée de la ville moderne ; qu’elle était
située sur le promontoire de Cap croisette (les Goudes actuelles et
la baie des singes) où, de son temps, on en voyait les ruines.

Vossius en 1624, Gosselin en 1798, Charles Lenthéric en 1880 ont
tous rapportés la présence de murs énormes sur le site mais disparus
depuis certainement "recyclés" en matériaux pour habitations par les
pêcheurs et fermiers.

Isaac VOSSIUS :  « Les traducteurs de STRABON, LAPORTE-DU-THEIL
et les autres répètent que Marseille n’est plus située où elle était jadis :
Elle occupait alors les environs du cap croisette, ou l’on voit encore ses ruines »



Mur Salien

Triskels, le symbole Celtique

Isaac VOSSIUS (1618-1689), auteur latin du XVIIéme siècle: savant, spécialiste du Grec, de la géographie antique, et de l'arabe.
Grand collecteur de document pour lequels il a parcouru l'Angleterre, la France et l'Italie. Il continua ses voyages et son
rassemblement perpétuel des manuscrits et des livres avant qu'il soit revenu à Amsterdam en 1644 pour prendre une position comme
bibliothécaire de ville. En 1648, la reine de SUEDE l'a nommé à Stockholm, en tant que sa bibliothécaire de cour,
où il a enrichi la riche bibliothèque avec celle de PRAGUE, venue comme butin de guerre, et avec les achats judicieux, À l'étape postérieure
de sa vie, ses intérêts se sont tournés vers des mathématiques et l'histoire naturelle. Il était l'auteur d'ouvrages sur ces thémes.



Voici un aggrandissement
de la carte de Bernard
datée de 1734.

On y voit bien
MARSEILLE et ....
MARSEILLE LE VIEUX



Guerrier Grec
Borie

La tribu Salienne des SEGOBRIGES se divisait en quatre groupes
dans autant d'habitats : Le premier, de ces quatre groupes, occupait,
dans l'actuel quartier de Montredon une partie du parc Pastré.

Ce premier habitat, était situé à moins de cent mètres de l’ancienne
habitation du gardien du château Pastré, lui toujours debout.

Ne cherchez pas, plus rien ne subsiste aujourd’hui : Il se composait
de murs énormes étagés les uns au dessus des autres, construits à
pierre sèche, s’étendant parallèlement de l’EST à l’OUEST sur une
longueur de plusieurs centaines de mètres, sans aucun ordre
apparent et se rattachant aux deux extrémités, à des murs
d’enceinte descendant verticalement depuis le haut jusqu’en bas
de la montagne. Le coté EST de ces murailles aboutissait à une
charmante vallée très accidentée au fond de laquelle on remarquait
trois citernes antiques creusées dans le roc et superposées, pour que
les inférieurs puissent recevoir le trop plein des supérieures, au
moyen d’une rigole à fleur de sol qui les reliait
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