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dernière mise à jour de la page : 11 juin 2009
Les
Borely (originaires du Queras – Hautes Alpes) s’installent
à Marseille à la fin du 16éme siécle font
fortune dans le négoce et occupent les plus hautes
fonctions municipales.
C’est Louis BORELY qui de 1755 à 1760 fait
construire le château, œuvre de l’architecte parisien
Marie Joseph PEYRE, projet modifié et réalisé par
l’architecte Esprit BRUN.
A l'intérieur, les peintures murales sont l'oeuvre de Louis CHAIX qui s'inspira des modéles de l'art Italien.
Cette Bastide, àprès
être passée par héritage à la famille
PANISSE-PASSIS au 19éme siécle par le mariage du marquis
PANISSE qui avait épousé la petite fille de Louis BORELY,
est vendue à Paulin TALABOT (directeur des chemins de fer de
Lyon à Marseille). Ce dernier échangea ce domaine avec la
ville de Marseille en 1855 contre le jardin des plantes des
Chartreux en vue de faire passer la voie férrée de
MARSEILLE à TOULON.
Le
domaine est aménagé en parc public autour du château Borély, avec des jardins à
l'anglaise et à la française agrémentés de nombreux points d'eau (cascade, lac,
bassins).
Le château devint un
musée en 1883 pour abriter la collection d’objets
Egyptiens du docteur CLOS-BEY puis les céramiques Grecques et étrusques de la collection CAMPANA.
En 1860, la ville achéte
18 hectares attenant au domaine afin de faire construire
l’hippodrome inauguré le 04 novembre de cette même
année. (les premières courses de chevaux ont lieu en juin
de la même année dans le parc de la bastide
Barnière).
Deux ans plus tard la société hippique s’installa
à Borely.
Avec les débuts de l'aviation s'installa également un
aérodrome de fortune au début des années 1900. Sur
cet aérodrome a lieu du 16 au 31 juillet
1910 le premier meeting aérien et le deuxième en octobre
1911.
Dessin de 1850 de la fontaine du bassin du chateau
Pendant la première
guerre mondiale, le champ de course sert d’aérodrome et
ses environs de camps pour l'armée des Indes Anglaise en partance pour le front.
Le jardin botanique est ouvert
en 1913 suite à l’acquisition par la ville de la campagne
DEMANDOLX située à l’EST du parc.
En 1995, la
cascade en rocaille est choisie pour servir d'écrin à « l'Homme aux Oiseaux »,
oeuvre de Folon.
Le parc Borély est aujourd'hui le plus fréquenté des espaces
verts marseillais, très apprécié pour la promenade, le jogging, les rollers et
les photos de mariage.
On trouve dans le parc toutes sortes de canards, oies, paons, poules,
coqs et cygnes blancs qui se baladent librement dans les 17 hectares du
parc.
Un grand lac au
centre du parc permet de faire des balades en barque. Une piste pour
les rollers existe, elle encercle l’hippodrome (ouvert
en 1860) qui lui engloble en son centre le golf 9 trous.
Pendant les mois de mai et juin, la roseraie est en fleur. Plus de 1500
espèces de roses sont présentées et leur entretien est impeccable. Un moment à
ne pas rater !
Malgré ses
horaires assez contraignants, le jardin botanique vaut la visite pour
son tout nouveau jardin chinois (inauguré en 2004 dans le
cadre de l’année de la Chine en France). Construit par des
ouvriers chinois, le jardin reproduit entres autres un temple et un
jardin zen très réussis. Bien entendu,
vous pourrez aussi admirer également les
espèces botaniques conservées dans le jardin.
Le chateau est classé aux monuments historiques.
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L’Album des Étrangers et Visiteurs
décrit le paysage qui entoure le château Borély :
"Sur le bord et presque au
niveau de la mer, au milieu d'un bois régulier de jeunes pins encadrés entre une
magnifique terrasse et une cour grandiose, s'élève un château, élégant et simple
édifice, d'un goût pur, avec de belles lignes et d'un effet imposant. Au bas de
la terrasse, un bassin et des cygnes qui nagent dans ses claires eaux ; plus bas
une quinzaine de beaux arbres et la rivière au fond. Des vignes, des jardins et
des prairies forment le troisième côté du tableau. Il faut compter, dans l'effet
de ce paysage, l'embouchure de l'Huveaune, se jetant dans la mer avec la
prétention et presque le bruit d'un grand fleuve ; les barques de promeneurs qui
remontent le courant sous les épais berceaux de frênes abritant les deux rives ;
les collines boisées de Mazargues qui verdoient au fond et les échappées de vue
sur le bassin de Marseille."
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