LES QUARTIERS SUD
AUTOUR DU ROY D'ESPAGNE
HIER ET AUJOURD'HUI



(Ecole du Lapin blanc, construite en 1930 - boulevard du Sablier - Photo 2008)
QUARTIER DE :
BONNEVEINE
SUITE

Le chateau de BONNEVEINE:

Le chateau de Bonneveine n'était pas, comme beaucoup le croient encore aujourd'hui,
le chateau que l'ont voit fréquemment sur les vieilles cartes postales du début du 20éme
siècle posé sur un monticule entre mer et Marseilleveyre (En fait le chateau du Collet, voir en page précédente).



Non, le chateau de Bonneveine était, lui, lové au milieu d'un parc ombragé et retiré du village.
Il existe toujours d'ailleurs, de nos jours, au fond du boulevard LEAU.

Il fut construit en 1830 par un riche négociant Marseillais qui exercait
dans le domaine de la Droguerie du nom de Jean-Baptiste .... LEAU
(d'où le nom du boulevard).

Ce monsieur LEAU avait acheté un grand terrain ici à monsieur
FOMBETON et après la construction du chateau fit percer la rue
qui porte son nom en 1841.

Après la faillite de cet occupant initial, en 1846, le chateau fût revendu
en 1848 à monsieur APALYRA puis fût la propriété
successive de divers
commerçants Marseillais.

De 1928 à 1954, il était habité par la famille MARGNAT qui l'a revendu
aux docteurs Antoine RANCE et Joseph ROGER qui le transformérent
en clinique.

Comme je l'ai expliqué en page précédente; I
l existait, au 17éme siècle,
un bras artificiel de l'huveaune qui passait à l'intersection du boulevard
Leau et de CLOT BEY et qui alimentait un lavoir public puis se jetait à
la mer après l'actuel Parc Borély.

La facade principale du chateau original présentait sept fenêtres sur trois niveaux superposés de même hauteur.
A l'intérieur se trouvaient de fins décors en stuc ainsi que de très belles menuiseries.


Porte clés de la station ESSO de BONNEVEINE des années 70


LA ROSERAIE:
proche du chateau de BONNEVEINE, cette belle villa a été construite en 1868 par un
négociant en Huiles sur le modéle d'un chateau de RIMINI (Italie), selon les informations communiquées
oralement dans les années 1980 par son propriétaire du moment (qui avait acquit la propriété auprès de
la famille BONASSE), il y avait une belle cheminée de marbre noir dans la salle à manger. Une allée
descendait vers le grand portail installé entre deux gros piliers surmontés de lions scultés. Une résidence
a depuis été construite dans le parc du chateau.

     

Dans les années 1880, aux alentours du quartier de BONNEVEINE, les enfants du secteur, profitant allégrement
des nombreuses buttes de sables des carrières voisines jouaient, très souvent, à glisser sur les pentes ou à surprendre les non intitiés en les faisant grimper en haut des buttes, pour une raisons futile, puis à les tirer jusqu'en bas par les pieds.

C'est dans ces dunes que fût d'ailleurs découverte et répertorié l'Alsine conferta; Minuartie de la Méditerranée
dîte "Sabline de la Méditerranée"


L'Amical Bar qui a remplacé le "bar des amis"( boulevard du Sablier, années 50)

La rue des GATONS : L'origine de ce nom particulier est tirée du Provencal GATOUN (chat). Il s'avére que ce
secteur était celui ou les gens du coin (au 19éme siècle) venaient se débarasser des portées de chats indésirables
en les jettant dans le ruisseau qui passait là. Beaucoups survivaient au suplice de la noyade ratée et vivaient
ensuite sauvagement tout autour du ruisseau.


Le Dépot de tramway : En 1873, fut construit quasiment en face de l'actuelle "Escale Borely", un dépot pour
les tramway tirés par les chevaux.
Il a été construit à la place d'un vieux cimetiére déclassé lui en 1860.

Le terrain avait été acheté par la Cie des TRAMWAYS à la Cie des DOCKS qui avait prévu ici l'édification
d'entrepots le jour ou serait réalisé l'extension du port de la ville vers le sud (Dieu merci, cela ne s'est pas fait !).

Ce dépot 
comptait 500 chevaux dévolus au déplacement des lourds équipages et 50 voitures.

En aout 1900 la suppression de l'utilisation de la traction animale au profit de l'électricité porta un coup fatal
au dépot qui fût désaffecté en 1905 puis démonté plus tard pour être remonté au dépot de la Capelette.

Le terrain fût ensuite revendu par lots entre 1911 et 1927. La municipalité se porta alors acquéreuse pour
construire un camping (le camping "LES VAGUES").C'est désormais, depuis 2001, l'emplacement de l'actuelle
résidence " LES ILES BLEUES ".

LES ECOLES :

C'est la paroisse de Bonneveine qui met, la premiére, les écoles en place dans le quartier et ce au alentour des
années 1870. Elles étaient tenues par du personnels payés par la paroisse, les parents des enfants scolarisés ne
versaient qu'une très modeste contribution.

Il y avait, une école de garçons et une école de filles, situées toutes deux traverse Pomégue (au n°12 et au 14).
En 1876, l'école des filles était gérée par les soeurs de SAINT JOSEPH DE L'APPARITION et les soeurs de
SAINT JOSEPH D'AUBENAS leurs succédérent plus tard en 1893. 

 
N°14 rue parengon                                                     N°
12 rue parengon   
                      
L'ouverture d'une école publique communale dans le quartier modifia pourtant, peu à peu, les habitudes des
parents à l'aube du 20éme siècle. Cette nouvelle école 
était située à l'entrée du chateau Borely ( le batiment
existe toujours d'ailleurs, c'est actuellement le club house du golf).


Ecole publique municipale en 1900.

En 1930, fût construite
la nouvelle école primaire, en plein coeur du village, sur le boulevard du SABLIER.

Les écoles de la paroisse fermérent en 1952 (pour celle des garçons) et 1959 pour celle des filles.


La fin des années 50 est liée à l'explosion démographique qui n'a, bien sur, pas épargnée les contours du
village de BONNEVEINE qui a perdu, peu à peu, toutes ses campagnes et vu pousser des immeubles
chaque année. Les enfants, très nombreux, ont obligé la municipalité à multiplier les ouvertures d'écoles.
S'ouvriront alors succéssivement celle de Zenatti, du lycée collége Daumier (ex-lycée sud) bati sur
l'ancienne propriété TEYSSEIRE, du lycée professionnel du boulevard LEAU et enfin dans les années
1980 le lycée hotelier.



Ecole de Bonneveine en 1977

CONSTANTIN Jean-Antoine : est un célébre peintre, du 19éme siécle, qui est né à
BONNEVEINE le 20 janvier 1756. Il est considéré comme une référence de la
peinture Provencale.

Il a été influencé par le style de Joseph VERNET. Il fût le directeur de l'école de
dessin d'Aix en Provence et mouru dans cette ville le 09 janvier 1844.


Carte postale de l'horticulteur RICARD (toujours dans le quartier) à la foire de Marseille en 1934


Le chateau BEAU PIN dans les années 1940


Le chateau MIALLON :
ce chateau était situé à l'emplacement de l'école de primaire et de l'auberge de
jeunesse. La propriété couvrait l'ensemble des terrains entre le l'avenue JOSEPH VIDAL et le chemin du
SABLIER.  Il y avait tout à coté le bar LE BERLINGOT, la menuiserie MOUREN et .... le maréchal
Ferrant monsieur MATTE et une laiterie.

Tous ces batiments ont été détruits en 1944 par des bonbardements, les mêmes qui ont endommagés le toit
de l'église ainsi que le clocher.

L’auberge de jeunesse a été construite sur le site en 1966, elle possede 150 lits dans l'impasse du DR BONFILS
créée pour cela.
C'est en 1976 que fût créé le Centre BONNEVEINE ou nous allons tous faire nos courses, avec la mairie
annexe, la bibliothèque, la poste, le cinéma, la piscine, etc ...

En 1931, le recensement indique que 4.724 habitants résidaient ici dans 1050 maisons. On comptait 15.000
habitants en 1983. Combien sommes-nous actuellement; 30.000 ? 40.000 ? ... et combien seront-nous dans
50 ans à cette allure ?


Le paysage a considérament été modifié dans les 100 dernières années... la tengente imaginaire pour les
décennies prochaines fait froid dans le dos ...
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